
Un essai du penseur saoudien Hasan Farhan Al-Maliki, que j’ai eu l’honneur de traduire de l’arabe. Il confronte ce que le Coran dit de la liberté de croyance à ce qu’en ont fait, dès le premier siècle de l’Hégire, les traditionnistes et les juristes.
Traduit de l’arabe par Idris de Vos.
Éditions Bachari, 2021 — 316 pages.
Un livre, et un combat
Je rappelle que l’auteur est emprisonné en Arabie saoudite depuis 2017 et qu’il risque une condamnation à mort. Militons pour sa libération. J’en profite pour remercier M. Bachari, des éditions du même nom, à l’origine de cette initiative qui, par une étrange synchronicité, répondait à l’un de mes plus forts souhaits du moment.
Je précise que je n’ai aucun droit d’auteur sur ce livre : la traduction et la publicité que j’en fais sont motivées par le seul amour de l’auteur.
Ce que montre l’étude
Cette étude met en évidence le gouffre entre les enseignements du Coran et les avis des traditionnistes et des juristes musulmans sur la liberté de croyance et la relation avec les autres religions. Un islam parallèle, hégémonique et politique s’est développé dès le premier siècle de l’Hégire, se fondant sur une falsification de l’histoire et l’invention de hadiths fallacieux qui contredisent le Coran et annihilent toute réflexion. L’auteur passe en revue tous les versets coraniques et les paroles du Prophète en faveur de la liberté de croyance.